Ce qu'en a relaté les média
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(Le
Parisien du 10 octobre 2001)
Mai pourquoi voit-on des avions dans le ciel de Paris alors qu'en principe le
survol de la capitale est interdit? Cette question taraude le conseiller UDF, Yves
Pozzo Di Borgo, qui compte la poser au préfet de police dès le prochain
Conseil de Paris. « L'attentat du 11 septembre à New York a montré que
l'inimaginable était possible. A Paris, dans l'imaginaire de beaucoup de monde,
on sait bien que la tour Eiffel est un symbole que les terroristes pourraient
cibler. Or, il est très surprenant de voir quotidiennement de nombreux anions
survolant Paris à des hauteurs difficiles à préciser, mais qui paraissent
souvent très basses », commente l'élu UDF qui s'interroge sur
l'application du fameux décret de 1948 réglementant le survol de la capitale.
Cet arrêté du 20 janvier 1948 stipule en effet que le « survol de
la zone compose dans les limites des anciennes fortifications est interdit à
tous les aéronefs, à l'exception des aéronefs du transport public effectuant
un service régulier et des avions militaires, assurant un service de transport
sous réserve que soient respectées les conditions d'altitude minimum fixées,
par mesure de sécurité, à 2 000 mètres ». « La direction de
l’aviation civile fait-elle toujours respecter rigoureusement cet arrêté,
s’interroge M. Di Borgo ? Et a- t-elle pour consigne de ne tolérer
aucune exception », en ces temps d'application du plan Vigipirate ? Enfin,
le groupe UDF se demande « s'il ne serait pas opportun revoir la réglementation,
les choses ayant changé depuis 1948.
M.C.
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(Le 12/10/2001 à 19H05 )
NATHALIE CHEVANCE
A Paris, le Ministère de la Défense se borne à'indiquer que la France
pourrait fournir une contribution aérienne, sans plus de précisions. Au-dessus
de la capitale, en tous cas, le survol des avions commerciaux suscite de plus en
plus d'inquiétude. Les couloirs aériens de la région parisienne seront modifiés,
et un élu, Yves Pozzo Di Borgo entend soulever le problème au prochain Conseil
de Paris. Il s'en explique au micro d'Alain Delmas.
YVES POZZO Di BORGO
Je ne sais pas si c'est actuellement que nous sommes sensibles à ce genre de
chose, mais c'est vrai que manifestement les avions qui survoles Paris, ce n'est
pas comme le dit la direction de l'aviation civile, dix par mois, c'est beaucoup
plus. Quotidiennement, nous voyons des avions, quand ils passent vraiment
au-dessus de vous, vous vous rendez compte que ce n'est pas un effet d'optique.
ALAIN DELMAS
Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, vous prenez la parole sur ce sujet là ?
YVES POZZO DI BORGO
Écoutez, on ne va pas le cacher, il y a quand même une inquiétude latente
chez les Parisiens. On sait très bien que Paris est une sorte de symbole au
niveau du monde, qu'il ne s'agit pas du tout de provoquer une psychose, mais
nous avons comme une interrogation depuis ce qui s'est passé le 11 septembre à
New York.
ALAIN DELMAS
Vous attendez quel type de réponse de quelle autorité ?
YVES POZZO DI BORGO
Écoutez, en posant cette question, d'abord, je me suite rendu compte que la réglementation
du survol de Paris datait de plus de 50 ans. A l'époque, nous n'avions pas
d'avion à réaction, à l'époque, il y avait beaucoup moins d'avions. Et je
pense qu'il est quand même nécessaire, et c'est surprenant qu'on attende
aujourd'hui, pour revoir cette réglementation. Alors, c'est vrai qu'il faut
faire confiance à nos gouvernants, au ministère de l'Intérieur pour ce genre
de chose, mais je suis obligé de constater qu'il y a une inquiétude là-
dessus.
NATHALIE CHEVANCE
L'élu de Paris, Yves
Pozzo Di Borgo.
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(Le 12/10/2001 à 05H55)
NICOLAS GREBERT
Changements en vue dans le ciel de Paris, après l'attentat par avions suicides
contre le World Trade Center à New-York, le survol de la capitale va être
modifié, Reste à savoir comment, Nicolas Maru (ph).
NICOLAS MARU
Faut-il interdire le survol de la capitale par des avions de ligne ? La question
revient régulièrement sur le tapis à Paris, mais depuis les attentats du 11
septembre les critiques redoublent, Yves Pozzo Di Borgo
(ph) élu UDF de la
capitale.
YVES POZZO Dl BORGO
Depuis le 11 septembre les gens s'interrogent. Il ne faut pas faire de la
psychose, il ne faut pas non plus être paranoïaque, mais quand vous voyez un
avion qui survole Paris vous savez très bien que l'avion peut très rapidement
être sur la ville.
NICOLAS MARU
Ce survol est justement en voie de réforme. La réglementation qui date de 1948
ne va pas changer, les avions pourront toujours circuler à plus de 2000 mètres
d'altitude, ce qui va changer en revanche c'est le parcours. Jean-Pierre Debenoit (ph) de la direction générale de l'aviation civile, l'organisme qui
va conduire cette réforme.
JEAN-PIERRE DEBENOIT
La nouvelle réorganisation du
dispositif de circulation aérienne, de ses routes d'arrivées et de départs,
permet d'entrer dans un principe généra1 qui consiste à essayer de construite
des routes d'arrivées dans des zones mains urbanisées et chaque fois que
possible à des altitudes plus élevées.
NICOLAS MARU
L'idée c'est donc de diminuer le nombre de personnes survolées dans la
capitale. Cet ajustement prévu pour début 2002 a été décidé bien avant les
attentats, il ne faut donc pas y voir un lien de cause à effet mais plutôt la
volonté de lutter contre les nuisances sonores, ce qui évidemment ne satisfait
pas les anti-survol, comme Yves Pozzo Di Borgo qui prône une solution beaucoup
plus radicale.
YVES POZZO DI BORGO
Moi ma thèse à titre personnel. c'est que je ne vois pas pourquoi les avions,
même les avions publics, c'est-à-dire les avions commerciaux, auraient le
droit de survoler Paris. Je serais vraiment très ferme. Je dis, pas question
qu'on survole Paris.
NICOLAS MARU
Alors le survol de la capitale est-il sans danger ? Oui estime Christophe Caresche l'adjoint au Maire de Paris en charge de la sécurité à la Mairie.
CHRISTOPHE CARESCHE
Je crois qu'il ne faut pas non plus verser trop dans la paranoïa ou dans la
psychose, il y a un dispositif de surveillance extrêmement précis des avions
qui sont dans le ciel de Paris et même au-delà, dans le ciel de la région
parisienne. Ce dispositif, moi me parait tout à fait efficace, un avion qui
serait détourné sur Paris aurait quand même toutes les chances d'être
intercepté avant d'arriver à Paris. C'est un système de surveillance des
avions eux-mêmes, avec des avions militaires qui sont prêts à intervenir à
tout moment pour intercepter un avion qui ne respecterait pas les couloirs aériens
et son plan de vol.
NICOLAS MARU
Argument rationnel contre sentiment d'insécurité, un débat qui risque d'être
passionné lors du prochain Conseil de Paris où la question sera abordée,
chacun pourra alors développer son point de vue, ce qui est sûr c'est que cela
ne devrait pas remettre en cause le sur-vol de la capitale.
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(Le Monde daté du 2 novembre 2001)
Les parisiens regardent vers le ciel... et voient des avions partout depuis
le 11 septembre. A la dernière séance du Conseil de Paris, lundi 22 octobre,
Yves Pozzo Di Borgo, élu UDF du 7e arrondissement, a relayé cette inquiétude,
qui se traduit par de nombreuses plaintes de particuliers. Il a suggéré de "sanctuariser
Paris et la banlieue pour éviter une attaque terroriste". Le préfet
de police, Jean-Paul Proust, lui a répondu en affirmant que les procédures
actuelles paraissaient suffisantes pour assurer la sécurité des Parisiens.
Les avions ne sont autorisés à survoler la capitale, comme toutes les
grandes villes et les sites sensibles, qu'à plus de 2 000 mètres
d'altitude, et, pour Paris, seulement entre 7 heures et 22 h 30.
Selon le préfet de police, plus de 99 % des avions respectent cette réglementation.
On n'observe chaque mois au-dessus de Paris que 10 à 15 survols non réglementaires.
Les autorités n'en sont pas moins particulièrement vigilantes depuis
plusieurs semaines. Alors que la route des avions au-dessus de 4 000 mètres
est surveillée par l'un des cinq centres régionaux de la navigation aérienne,
les contrôleurs d'approche des aéroports parisiens sont chargés des avions
qui circulent dans les couloirs entre 2 000 et 4 000 mètres.
Ce
sont des agents de la direction générale de l'aviation civile (DGAC),
placés sous l'autorité d'Aéroports de Paris (ADP). Ils gèrent les 2 500 mouvements
quotidiens qui assurent la desserte des trois aéroports parisiens. Ils
interviennent lorsqu'un avion ne respecte pas son plan de vol et l'altitude
autorisée.
Si un avion ne répond pas aux injonctions, les contrôleurs alertent le
commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), qui
se trouve à Taverny (Val-d'Oise). Le général de l'armée de l'air, de service
dans le poste du CDAOA, peut alors décider d'une interception aérienne. Depuis
le 11 septembre, ce dispositif de surveillance militaire a été renforcé
et ce ne sont plus 2, mais 12 Mirages qui sont prêts à décoller,
alors que les 400 appareils de l'armée de l'air peuvent à tout moment être
détournés de leur route.
Dans l'hypothèse où un avion ne répondrait pas aux injonctions, l'appareil
militaire se porterait alors à sa gauche, à la hauteur du poste de pilotage,
et se manifesterait d'un battement d'ailes. C'est ce qui s'est passé, lundi 22 octobre,
non pas au-dessus de Paris mais non loin de la frontière espagnole, lorsqu'un
Boeing 737 de la compagnie britannique Go, qui connaissait des problèmes
de radio, a été rejoint par un Mirage F1... à la grande frayeur des 130 passagers.
Quand l'avion militaire se porte à la droite de l'appareil suspect, des
menaces réelles existent. Après un coup de semonce de son canon de 30 millimètres,
le pilote de l'avion de chasse peut recevoir l'ordre, directement du
gouvernement cette fois, de détruire l'appareil civil. Mais dans l'hypothèse
du comportement suspect ou anormal d'un avion au-dessus de Paris, une telle
interception pourrait ne pas être assez rapide pour empêcher un acte
terroriste..."Un avion qui s'apprêterait à se poser sur les pistes
d'Orly ne mettrait que quelques instants pour survoler à nouveau Paris, remarque
l'armée de l'air. Nous n'aurions pas le temps d'intervenir."
Christophe de Chenay
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